fiche de Pearl / Méduse



 


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Message  Sujet: fiche de Pearl / Méduse      Ven 24 Mar - 13:49

Pearl


Trucs

Surnom : La Méduse
Groupe : Sirène
Age : Trop vieux pour être citer, inconnu aussi
Rôle : Sirène doyenne


Révérences

Dis-nous simplement ce qui se cache au fond de tes yeux, tes traits de caractère, tes angoisses, tes forces, tes failles, tes goûts. Ajoute également quelques lignes sur ton physique, en particulier sur des indications que l'avatar ne donne pas avec précision : taille, force, corpulence, dégaine, musculature, expression, gestuelle... 20 lignes minimum sont demandées pour dresser un portrait assez fidèle de ta personne.




Unique au monde

elle était la perle vagabonde les circonstances de sa naissance sont floues, inconnues, très abstraites. puisqu'il ne reste personne pour témoigner de celles-ci. à part l'Océan lui-même. silencieux personnage, joli mirage. et pearl, pearl n'est pas capable de se souvenir, de se rappeler d'un épisode aussi lointain. elle n'en a pas nécessaire envie, ni même besoin non plus. il n'est même pas sûre qu'elle sache réellement qu'elle était perdue, qu'il était anormal qu'elle soit seule aussi longtemps, ne vivant qu'entourée de méduse. au départ, elle ne se doutait même pas qu'il en existait d'autres. des comme elle. avec une queue de poisson, et un buste d'humaine. elle ne s'est jamais réellement posée la question en fait. elle était bien, avec sa famille, dans l'eau salée, en train de rêver de cette ombre au loin. elle n'avait pas soif de plus. c'était amplement suffisant, de vivre ainsi. alors, elle ignorait qu'elle était sortie plus tôt de sa coquille et qu'être ensuite couvée par la robe d'une méduse l'éloignerait d'une vie plus féerique, elle s'en fichait un peu, tant qu'elle racontait à quel point il devait être fantastique.

elle a été surnommée la méduse c'était comme écrit dans le marbre. une évidence si frappante que personne ne se demande, une fois sa particularité découverte, pourquoi celui-là et pas un autre. et quand bien même pearl est plus généralement utilisé, quand bien même elle peut oublier, elle n'est pas réellement surprise d'être parfois appelée ainsi. il est même tout à fait naturel pour elle de se retourner, quand elle entend la méduse. n'ayant connu que ces êtes durant de longs siècles. elle s'identifie à ces dernières sans la moindre formalité. de toute façon, plus le temps passe et plus elle se confond, mais moins elle se questionne. vivre auprès d'elles depuis si longtemps, tout en ignorant sa race exacte, lui certifie l'idée d'être une méduse. non pas une sirène. et il ne faut pas oublier, pas oublier qu'elle n'avait jamais entendu parler d'elles avant son arrivée. ce qui explique qu'elle peut s'énerver, très rapidement quand on détruit sa seule information encore valide.

perle nacrée ou perle bleutée on ne peut pas douter, pas un seul instant, de son appartenance à l'Océan. si elle est née dans la mer, son apparence physique le prouve davantage. et si, elle aurait pu s'apparenter à une fée des eaux, les écailles qui ornent certaines parties de sa peau prouvent qu'elle n'est pas de ces êtres volants, mais bel et bien de cet espace maritime. pearl peut être deux perles, une nacrée ou une bleutée. nacrée pour sa peau pâle, très pâle, à la limite d'une blancheur immaculé. bleutée pour ses pupilles ou ses ongles vernis naturellement d'un azur vif. et ses écailles, ces lamelles propres aux poissons, quant à elles sont un mélange des deux ; bleu et irisé. le seul doute persiste sur ses cheveux, si la plupart diront qu'ils sont aussi blancs que la neige, ceux-ci sont en réalité d'un bleu si pâle qu'ils se confondent avec cette couleur sans nuance. et cela peut expliquer qu'ils soient parfois légèrement influencés par ce qui l'entoure.

une nuit perlée d'étoiles il y a une chose plus rare que ses éclairs d'intelligence. ce sont ses sorties de l'eau. si d'ordinaire, les sirènes ne peuvent prendre forme humaine qu'à la nuit tombée, les transformations terrestres de la méduse sont aussi introuvables que ses souvenirs les plus vieux. ce n'est pas qu'elle ne veut pas, mais plutôt qu'elle n'ose pas. simplement car celle-ci n'a connu que la vie sous l'eau, la vie sur terre est encore une aventure difficile à imaginer. et si seulement, si seulement il n'y avait que ça... sortir de l'eau est son épreuve la plus difficile, durant la nuit. devenir femme est compliquée. car le voile autour de sa queue, signe de sa mutation avec les méduses, se manifeste en une longue cape translucide qui part de ses épaules et se traîne au sol. ses écailles bleues brillent à la lueur de la lune, recouvrant dos et côte, une partie de son ventre aussi. elle semble porter une immense robe d'un éther envoûtant et ses longs cheveux alimentent cette image semblable à une illusion. la sirène est belle, tant qu'on en oublie qu'elle reste une véritable enfant. ou un véritable éclair ambulant. pearl n'est pas un coup de foudre, mais bel et bien un coup de jus.

l'héritage de l'Océan comme la totalité des sirènes, la méduse n'est pas une exception à la règle. en aucun cas. sa solitude la contraint même à une empathie encore plus développée que la normale ; et son âge n'aide pas. bien que très liée aux gelées de mer, elle est avant toute une fille de l'Océan, une perle de la mer, l'intérieur d'une coquille créée pour l'eau salée. et quand bien même elle l'ignore, quand bien même elle ne sait pas les caractéristiques des sirènes, elle en est dotée. pourtant et que vous le croyez où non ; elle en est encore à la découverte des personnes comme elle. de femme au queue de poisson, de paroles échangées d'esprit à esprit. et de sentiments reçus aussi facilement. en soit, la télépathie ne fait que la surprendre et elle pense sincèrement que l'autre sirène a un pouvoir magique. mais... mais le reste, ce n'est pas aussi facile. être sensible aux émotions de ses interlocuteurs ne lui apporte que des problèmes. car ses dons médusants réagissent sous l'impulsivité des sensations qu'elle ressent. et la douleur qu'elle inflige malencontreusement à ses partenaires lui arrache le même gémissement de torture. se brûler seule n'est pas suffisant, il faut en plus qu'elle éprouvent les brûlures d'autrui.


l’embranchement des Cnidaires (du grec knidé qui veut dire ortie.) il n'y a qu'un seul moyen de remarquer que pearl est une sirène doyenne. une seule et unique façon de se rendre compte qu'elle ne vient pas de naître, que sa stupidité dissimule un âge avancé. si on s'approche d'elle, si on la regarde bien, on remarque à quel point elle est mutée. des écailles sur sa peau, dans le dos, sur les côtes, une partie du ventre et de la poitrine, les paumes de sa main puis ce voile autour de la queue. le même que celui des méduses. si seulement il ne s'agissait que de ça. sa mutation, cette vraie mutation qui montre les années qui la précédent se manifeste dans un flux électrique. invisible à l’œil nu, mais bel et bien présent dans les coups de jus, dans les brûlures. pearl est comme les méduses, si on touche, elle pique. elle marque d'une brûlure, sa peau entière semble être cette étincelle qui nous chatouille, qui nous blesse, qui nous démange, qui nous agace. mais ne pensez pas qu'elle en est protégée ; elle est la première à en subir les souffrances. il n'est pas rare de l'entendre râler, pleurer, parce qu'elle a mal ou qu'elle s'est encore brûlée. les conséquences de cette mutation, la sirène les subit en première. aussi bien physiquement qu'à une échelle mentale. cette caractéristique partant principalement de ses cheveux, son cerveau se retrouve directement attaqué, la rendant amnésique et très loin de la sagesse et de l'intelligence.

les petites informations en vrac
~ pearl est une doyenne qui a vécu loin de l'île, nourrit par les cadavres.
~ le chant de pearl s'écoute très souvent à l'aube.
~ la méduse est excessivement stupide.
~ elle oublie tout, très vite, sauf peter pan et l'île.
~ elle devient doucement haptophobique.
~ elle ignore que se nourrir uniquement de coquillage l'affaiblit.
et dévore souvent des hommes sous la folie
~ elle adore le bleu, mais déteste le jaune.



L'île

Comment vis-tu ton séjour à Never Never Land ? Que représente ce lieu pour toi ?  
never never land,
c'est le rêve d'une perle.

les légendes,
les contes,

d'une aînée encore enfant.
elle ne se souvient pas de son naufrage sur l'île, mais se rappelle les coquillages qu'elle gravait de mythe. elle ne se souvient pas de sa naissance, mais se rappelle sa venue sur le but d'une vie. pearl est une sirène doyenne, plus ignorante qu'une sirène simple. et elle est là après ce qui semble être des siècles de silence, d'absence, plus vieille que la plupart de ses sœurs, plus inconnue encore que certaines plantes de l'île. mais pour la demoiselle, never never land représente son tout, après ses liens très étroits auprès de ses méduses. elle sait qu'elle dormait le soir uniquement à la suite d'une énième histoire inventée sur l'ombre de cette île qui faisait briller ses pupilles. et pour cette paillette qui illuminée son regard ; pearl donne tout ce qu'elle est capable d'offrir. ici, pour elle, c'est comme vivre un rêve éveillé.


Regrettes-tu ta vie d'avant ? Voudrais-tu pouvoir retourner dans le monde ordinaire ?  Si tu n'en as jamais connu d'autre, désirerais-tu une autre vie ? L'autre monde te fait-il envie ?
il y avait les méduses,
et la solitude.

il y avait les récits,
et les pages vides de son histoire.

pearl n'est pas capable de comprendre l'essence même du terme regret. tout comme elle ne se souvient que de rare bride de sa vie écoulée. elle fait partie de cette catégorie de personne qui ne peuvent que se tourner vers le futur, à défaut de se souvenir du passé. et dans un sens cela l'exclue de toute nostalgie, de tous remords. la privant presque de ses sentiments qui rendent vivant. elle ne peut regretter une chose qu'elle n'a pas vécu, qu'elle ne se souvient pas d'avoir vécu. et elle n'est pas assez intelligente pour se demander d'où elle vient, ni même s'interroger sur un autre monde. quand bien même la sirène est curieuse, ses fouilles ne s'intéressent qu'à la seule ombre qui marque son esprit. et ce, malgré le temps. il faut comprendre que l'espace à l'intérieur de son crâne n'est pas infini, pour elle, il est même très limité ; une simple et unique chose passionne et captive la méduse. l'île et son propriétaire.

il n'y a pas de place,
pas de place pour autre chose,
que le pays imaginaire.

et elle ne peut regretter ce qu'elle a toujours voulu explorer. l'île, pour pearl, est l'équivalant d'une envie, d'un désir, d'un fantasme. elle a bercé ces nuits et ces jours où la sirène se sentait plus seule que jamais. la méduse ne se souvient pas, c'est vrai, mais elle se rappelle de ce sentiment au creux de son cœur. de cet ennui, assise sur son rocher ou allongée sous l'eau, sur le sable mouillé. de ces paroles échangées avec les méduses, toujours les mêmes. elle entendait les rires, les cris, comme si la mer les lui portait. elle se rappelle avoir rêvé et imaginé une vie là-bas, sur cette grande ombre au loin. suffisamment pour en avoir fait un but ; un but qu'elle a toujours gardé en tête, que des années d'électrocution n'ont jamais effacé, abîmé. un objectif plus fort qu'une mutation naturelle.

l'autre vie est inutile.
l'autre monde est futile.
pearl ne quittera jamais l'île.


Comment vois-tu Peter Pan ? Quels sont tes sentiments envers lui ? A l'inverse, que ressens-tu pour le capitaine Hook ?
l'admiration,
engendre souvent la frustration.

peter pan, peter pan, peter pan... peter. pan. ce nom accompagnait la plupart de ses aventures, de ses histoires. de l'île. cette ombre au loin et ce que l'océan disait de lui. sans aucun doute possible, l'enfant roi est une source d'inspiration et d'admiration pour la sirène qui le met sur un tel piédestal qu'elle tuerait sans état d'âme si seulement il le suggérerait. elle parlait sans cesse de lui, sans même le connaître et place tant d'espoir en lui qu'elle pourrait en être déçue. et c'est probablement ce qui l'effraie secrètement, au plus profond d'elle-même. que le regard qu'elle pose sur lui soit beaucoup trop rempli de promesse. pourtant, elle ne doute pas un seul instant, pas un seul, de l’ingéniosité et la suprématie de ce dernier. simplement, il existe cette petite part de rationalité qui lui évite d'être complètement sous le charme. bien qu'elle donne cette impression d'être totalement endormie par la belle image du garçon.

ce qui pourrait expliquer pourquoi elle est parfois agacée, d'entendre parler de lui ou d'en parler elle-même. pas qu'elle soit réellement négative à son sujet, simplement, il soulève beaucoup trop d'interrogations pour elle. pour son esprit si limité et ignorer des choses à son sujet l'irrite. indéniablement. elle voudrait, elle voudrait tout connaître, tout savoir. de l'enfant-roi. les mauvais tableaux, comme les beaux. alors, parce qu'il est le trésor le plus énigmatique de l'île, l'ombre le moins définie, son admiration pour lui n'engendre qu'un fort sentiment de frustration ; nuancé d'un millier d'étincelles différentes.

l'ombre... n'est pas toujours celle qu'on connait.

l'infidélité peut être le pire,
le pire des crimes.
même quand il est inconscient.

elle ne connait pas très bien, le capitaine crochet. ignorant même jusqu'à son existence avant son arrivée ici. néanmoins, à force de traîner, près du bateau, à force d'observer les hommes, pearl a commencé à éprouver une certaine fascination pour l'effroyable capitaine. rien de bien comparable à ce qu'elle éprouve pour peter, mais quand même là, au creux de son cœur ou de son ventre. sûrement un sentiment de curiosité au vue de son lien avec l'enfant. beaucoup d'insouciance et d'inconscience, mais qui la pousse à nager vers l'arche ne serait-ce que pour l'observer. peut-être aussi un soupçon de jalousie, qu'elle n'arrive pas vraiment à comprendre ; ni même à déceler.

néanmoins, le cœur d'une sirène n'appartient qu'à la mer.
et son âme n'est qu'à l'enfant roi.
quant à son esprit il ne peut qu'être cet électron libre.
celui même qui brûle,
brûle, brûle, un joli coup de jus,
cette fibre invisible qu'on ne peut attraper.

et ses sentiments sont aussi instables que son don ;
si elle ne jure que par peter pan,
son chant, lui, voudra attirer
toutes les têtes prisonnières
du pays imaginaire.





Bout d'aventure

une sirène parmi tant d'autre ... enfin pas tout à fait non. enfouie au fond de l'eau, une perle scintille, recouverte de sa coquille elle s’imprègne de la vie. comme ses sœurs, sa naissance est similaire à la leurs. à une différence près. Saviez-vous que même les perles de sirènes peuvent naître prématurément ? C'est exactement ce que la petite perle bleue a vécu. endormie dans sa bulle, elle s'adapte à la mer, dort, dort et grandie en terre maritime. pourtant, elle se sent appelée. sa coquille, faiblement entrouverte, lui offre la plus belle des vues. un magnifique tableau bleu, calme, brillant. ses petits yeux de bébé regardent à droite, puis à gauche. émerveillée par tant de beauté. poussée par la curiosité, l'enfant-poisson naît avant l'heure. sa coquille s'ouvre et elle s'y en extrait. petite, nouvelle et fragile, elle reste près de son coquillage, mais s'intéresse à son nouveau paysage. au loin, une lumière attire son regard et ses yeux, pétillants d'étoiles se sentent envoûtés par les animaux qui s'éloignent en bande. d'un coup de nageoire maladroit, elle se retrouve entourée de drôle de bêtes. leurs robes bleues lui chatouillent la peau, à cet instant elle ignore encore que ces petites piqûres amusantes seront plus tard son aptitude fantastique. les grandes choses si étranges à ses yeux s'avancent, s'éloignent de son cocon, sauf une. elle reste là, face à la nouvelle-née. la regarde. la sirène, intriguée s'approche, tandis que la méduse recule. leur jeu dure ainsi durant de longues minutes, ou heures, si bien que quand la bleue regarde derrière elle, elle ne voit que l'eau salée et amère. Toutes traces de coquillage se sont envolées. ses prochains cocons seront ce voile transparent et une huître, perdue au loin.

❖❖❖

elle monte à la surface de l'eau et s'accroche à son rocher. elle respire profondément et laisse son corps se réchauffer. pourtant la lumière du soleil la dérange et sa peau commence à se dessécher. elle replonge et ne revient à la surface qu'une fois la nuit tombée. elle a grandi, elle n'est plus cette petite sirène qui suivait les méduses pour jouer avec leurs traînes. à moitié dans l'eau, bras appuyés contre la surface rocheuse, son regard se perd au loin. elle regarde l’intrigante ombre. ceci est son rituel, voilà quelque temps déjà qu'elle remonte à la surface et qu'elle croise la grande montagne noire. elle s'invente des histoires et s'imagine des aventures plus extraordinaires que sa vie auprès des méduses. affamée, elle a dans ses mains le squelette d'un poisson que qu'elle mangeait quelque minutes plus tôt. plus le temps s'écoule, plus elle est fatiguée, plus elle a faim et plus elle change. elle se dit que là-bas, derrière l'ombre, se trouve les meilleurs festins au monde, mais avec la peur de quitter les siens ou son père l'Océan, elle préfère l'observer de loin...

« aie ! »

surprise, elle regarde sa nageoire, un crabe pince ses écailles. elle fronce les sourcils et secoues la queue. l'animal est coriace, alors elle lui ordonne de la lâcher, elle n'a aucun mal à lui parler. et ils se disputent durant un certain temps avant qu'il ne se décide à abandonner et elle est bien tentée de le manger. sauf que ce dernier l'arrête dans son élan lorsqu'il lui demande ce qu'est la grande ombre noire. alors, une étrange lueur anime ses yeux et elle conte une histoire. elle imagine de grandes bêtes noires, égalées par des rayons de lumières aveuglants. elle pense à des personnes à la fois semblables et différentes d'elle. elle imagine une vie au dessus l'eau, non en dessous. elle pense à des familles comme la sienne, mais différentes en tout point. elle se dit que là-bas, il doit exister milles et une merveilles et elle parle, parle, raconte des aventures qui lui plairait de vivre. le crabe, passionné, revient la voir tous les soirs et durant des années, ils imaginent une vie en dehors la mer. ses sœurs ne tarde pas à les rejoindre.

❖❖❖

la sirène dort de plus en plus, mange de plus en plus et se sent plus faible que d'ordinaire. cela a commencé il y a des années déjà, sa routine s'était doucement envolée. elle ne remontait plus aussi souvent, car elle se faisait réprimander et les plus anciennes méduses lui insufflèrent les doutes nécessaires pour l'empêcher de s'aventurer là où elle rêvait d'aller. au fond des mers, elle tentait de survivre comme elle le pouvait. elle voyait ses sœurs mourir une à une et renaître par la suite, tandis qu'elle suivait les générations. peu à peu, elle changeait, ses cheveux poussaient considérablement, ses écailles prenaient de plus en plus de place sur sa peau dénudée et une ombrelle naissait doucement autour de sa nageoire, à ses épaules à la sortie de l'eau. tout son être changeait, mais plus inquiétant encore, elle se blessait régulièrement et perdait la mémoire de plus en plus rapidement. il arrivait qu'elle raconte la même histoire dans la même journée. c'est pourquoi, elle cessa de conter lorsqu'un petit poisson arrivant de l'ombre venu à sa rencontre et lui racontait son récit de l'île et son roi. tous les doutes créés par les méduses s'estompèrent en un instant et même si elle ne voulait pas quitter son père pour l'enfant, elle rêvait de plus en plus de rejoindre l'île magique et ses habitants.

❖❖❖

sa vie est bien trop longue pour en raconter tous ses passages. elle est née près de never never land, mais à sa naissance elle s'est perdue lorsque qu'elle a suivi ce banc de méduses. depuis elle a toujours vécue avec ces dernières et peu à peu, elle est devenue comme elles,à force de vivre sous le voile de sa famille. elle a survécu durant des siècles, siècles prouvés par sa mutation avancée. se nourrissant de poissons et de crustacés, de cadavres échoués, racontant des histoires, dormant et écoutant ses doyennes méduses en ignorant qu'elle-même en était une. elle perdait ses amis, ses rares connaissances, sa famille sans jamais pouvoir y changer quelque chose, alors elle se réfugiait dans son imaginaire. imaginaire constitué principalement de cette île aux allures de paradis, mais teintée d'une touche d'enfer. parfois elle s'en voulait de désirer autant autre chose que l'Océan. lorsque ce petit poisson est venu à elle, il a éveillé bien nombre de sensations au fond de son ventre. à la fois très curieuse et craintive d'avoir cette envie si intense de fuir son foyer. ses émotions qui naissaient en elle, faisait également évoluer ses nouvelles caractéristiques médusantes et ses désirs de vouloir explorer cette île au loin l'ont poussé à poursuivre son chemin. Après des siècles de cohabitation avec ses amies les méduses, elle s'est enfin aventurée dans un de ses récits et elle a suivi le petit poisson jusqu'à la rive.



Invisible pour les yeux

T'as un Pseudo ? appelez-moi flo :sunglass:
Et un âge ? 21 ans
C'est quoi ton Avatar  ? Elsa - La Reine des Neiges
Comment t'as découvert l'île ? j'étais déjà sur NNL en 2014 et je suis retombée dessus par pur hasard !
Tu la trouves comment ? superbe comme par le passé et je suis vraiment contente de voir qu'il a aussi bien évolué **
Dis, tu crois bien aux fées ? évidemment ! la question ne devrait même pas se poser.
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